Formatage

I don't want to be a product of my environment. I want my environment to be a product of me

20 juin 2007

Comment croire encore au partage quand on est constamment déçue?

Je vous écris à vous, anonymes ou anciens correspondants, pour faire un bilan et espérer votre écoute : pas de boulot (depuis 1.5 ans, peur de cette « vie normale » faite d’adaptation), pas d’amour (qui croire de toute façon quand on perçoit les limites, les ambivalences de l’autre), pas de joie surtout (trop courte et fugasse) ; à fleur de peau, un casse tête dans les émotions (où je suis la dedans ?), dans l’incapacité de faire des choix, de partir en voyage, d’aimer, une grande solitude, une famille absente ou de toute façon dont je dois me protéger, aspiration à grandir, à enfin être indépendante, plus libre et plus heureuse, et ses contradictions de toujours : comment être libre (soi) avec les autres (partage ou compromis ?), comment croire encore au partage quand on est constamment déçue, sans doute trop d’idéal, sans doute trop de réflexions qui finissent par paralyser, par ne plus savoir, déprimée pour le moins, je tente de respirer seulement, une amie borderline, relation qui a du sens pour moi et je me demande bien pourquoi, trop de silence, parfois de jeu de sa part, et pourtant la plus riche intellectuellement et une communication comme jamais avec personne, mais ce n’est pas si simple, hein, puisque je ressens parfois un malaise du clivage, n’accepterais je pas les différences ou un rejet ou de n’être qu’une globalité ? souffrance humaine. Encore une crise existentielle, encore. Je ne sais pas si je suis surdouée, je n'ai pas fais de test, mais la encore c'est l'humain qui parle et s'ouvre à d'autres humains.

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Oui, je sens bien que c’est cela, cette difficulté à allier soi et les autres (séparé), soi avec les autres (séparé et ensemble) ; c’est une grande blessure et une grande dépendance aussi parfois quand la sensibilité prend tout et que j’entends combien les autres ne sont pas dans le même espace-temps, ou mouvement, c’est une grande souffrance, laquelle tend au repli, non celui salvateur pour se retrouver un peu, mais celui subi pour panser les blessures. Du coup, je me sens perdue dans mes élans d’aller vers les autres, c’est mal reçu, mal entendu, comme si ce n’etait pas normal de vouloir partager un peu. Parfois il est aisé de relativiser mais quand on a si faim, si soif, on fait un deuil, encore un, encore temporaire jusqu’au prochain, plus ou moins visible, senti par l’habitude qu’on en a. Je voudrais bien prendre plus de recul, je manque d’outils et aucun psy ne semble entendre qu’on dela de l’apparence lisse, il y a des incertitudes, et des ressentis à fleur de peau. Quand la sensibilité est forte, tu vois je ne m’aime pas, je n’aime pas cette sensibilité (ou appelons ça comme on veut), je voudrais qu’elle ne fasse pas partie de moi, qu’elle me fiche la paix, qu’elle me laisse vivre ; mais ça fait partie de moi, alors il me faut transcender, encore, fortement et épuisée, lachée, les nœuds, et rebondir… que de l’impermanence certes, mais quel prix et pourquoi faire ?

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19 juin 2007

"Quiconque regarde une femme pour la désirer a déjà commis, dans son cœur, l’adultère avec elle."

A l’origine de toute forme de fidélité se trouve un engagement. Que ce soit en amitié ou en amour – la fidélité conjugale étant ici l’exemple typique –, ou encore dans le serment de fidélité d’un vassal à son suzerain, on ne peut en toute rigueur dire d’une personne qu’elle est fidèle, ou infidèle, que si elle s’est au préalable engagée à respecter une promesse ou une certaine constance. Il se peut toutefois que cet engagement soit implicite, en amitié par exemple, ce qui peut d’ailleurs être source de malentendu.

La fidélité engage ainsi sur l’avenir ; c’est pourquoi elle peut avoir la forme d’une promesse ou d’un serment explicites, c’est-à-dire de choses qui par définition peuvent être, comme on dit, trahies. Remarquons bien qu’il ne s’agit pas là d’une caractéristique secondaire ou “accidentelle” de la fidélité : c’est précisément parce qu’on ne peut jamais être absolument sûr qu’il sera tenu que l’engagement de fidélité a le sens qui est le sien. La fidélité est donc constamment à confirmer et peut en permanence, ou du moins régulièrement, être rompue, et un seul faux pas suffit ici : la fidélité est totale ou n’est pas.

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C’est pourquoi la fidélité dans sa première forme, c’est-à-dire lorsqu’elle est fidélité à une personne, repose sur la confiance de cette personne et, comme la confiance, est en général réciproque, au moins “officiellement”. Certains la poussent d’ailleurs très loin : dans le Nouveau Testament, Jésus affirme que « quiconque regarde une femme pour la désirer a déjà commis, dans son cœur, l’adultère avec elle. » (Evangile selon Matthieu, 5, 28). En un autre sens, celui qu’on appelle le “fidèle” d’une religion donnée prend également un engagement envers celui qu’il considère comme une personne, à ceci près que la “personne” en question est une divinité. Notons que “l’infidélité” prend alors une forme bien particulière.

On n’est donc tenu, en toute rigueur, d’être fidèle qu’à ce à quoi on s’est engagé. Certains couples – modernes diront certains, dépravés diront d’autres – s’accordent sur une autorisation réciproque d’adultère, une sorte de “polygamie” mutuellement consentie, et leurs membres ne peuvent pour cette raison être qualifiés d’infidèles, quoi qu’on pense par ailleurs de leur conduite. Il n’y a infidélité que s’il y a rupture d’un engagement pris, et donc trahison de la confiance accordée par la personne à qui on s’était engagé à être fidèle.

Il en va autrement de la deuxième forme de fidélité : celle qui n’est pas fidélité à une personne, mais à une ou des valeurs, morales ou politiques par exemple. Qu’est donc, dans ce cas, l’infidélité ? Elle peut être soit la reconnaissance d’une erreur ou d’un mauvais choix dans l’engagement initial de fidélité, et se fait alors parfois au profit d’un engagement vers de nouvelles valeurs, soit un “faux pas” qui devrait alors être regretté. Le premier cas peut être illustré par le militant politique qui quitte son parti pour un autre ; le second par un écologiste convaincu qui, par paresse et pour une seule fois, jette son verre dans une poubelle non prévue à cet effet. Si ce second cas peut être rapproché de l’infidélité à une personne, même s’il est sans doute moins grave, le premier montre qu’il n’y a pas grand sens à s’engager à être définitivement fidèle à une cause ou à des valeurs. Ce serait là renoncer à sa liberté de penser – et plus précisément de changer d’avis – et, si l’on veut rester fidèle quoi qu’il arrive, risquer de l’être un jour sans sincérité : si l’on doit être constant dans ses valeurs, ce n’est pas parce qu’on s’est engagé dans le passé à leur être fidèle, mais parce qu’elles restent dignes d’être suivies.

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On peut alors remarquer que l’expression « être fidèle à soi-même » ne peut pas réellement signifier autre chose qu’avoir une vie, un comportement en totale cohérence avec ses pensées, même si, du fait de changements de pensées, cette cohérence implique des changements de vie ou de comportement, y compris fréquents. Ainsi le membre d’une secte qui, dans un moment d’égarement ou après mûre réflexion, s’est engagé à être toute sa vie fidèle à son gourou et qui, devenu lucide, regrette et rompt cet engagement, peut bien être jugé infidèle à ce gourou, mais pas à lui-même, au contraire : c’est en restant fidèle à son gourou qu’il serait devenu infidèle à lui-même. Ici réapparaît le délicat problème du rapport entre fidélité et liberté : comment s’engager à être fidèle, d’une quelconque manière, sans abdiquer sa liberté ? Qui peut affirmer qu’il ne pensera jamais que l’engagement de fidélité qu’il a pris était une erreur, ne serait-ce qu’une “erreur sur la personne” ? Or, si l’on admet qu’on peut se tromper sur les personnes comme sur les valeurs auxquelles on s’est engagé à être fidèle, ne peut-on pas en conclure que la seule fidélité à laquelle on doive s’engager, et même la seule qui ait un sens, est la fidélité à soi-même ?

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18 juin 2007

حكاية نَوَّارة : نَوَّارَة حْنِينَـة

.Très belles paroles et une interprétation qui ne laisse personne indifférent! Beaucoup de sensibilité


Les paroles c'est par ICI


Posté par mazagan à 22:58 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 juin 2007

Un grand moment de l'histoire diplomatique...

Le 23 octobre 1995, Bill Clinton, alors président des Etats-Unis, est pris d'un fou rire au cours d'une conférence de presse commune, tenue à New York à l'occasion du 50e anniversaire de l'ONU, en entendant Boris Eltsine traiter les journalistes de "catastrophe".




Posté par mazagan à 22:59 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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