10 juin 2005
L’existentialisme
"Nietztsche a crié que “Dieu est mort” et Sartre suit ses pas. Il y a des existentialistes chrétiens, mais Sartre les accuserait de la ‘mauvaise foi’. Il n’y a aucun idéal auquel l’être humain doit se conformer pas même celui d’un Dieu. Et on ne peut pas échapper de sa responsabilité pour ses actes en se cachant sous l’aile d’un Dieu tout-puissant.
L’existentialisme est une révolte contre l’aveugle acceptation d’une autorité au delà de l’homme, qui se cache de l’homme sa liberté et sa responsabilité pour ses actes. Le Système de Hegel, le dogmatisme de l’Eglise d’un côté et le dogmatisme d’un matérialisme historique de l’autre côté, sont tous reniés par l’existentialiste. L’homme n’est pas determiné a priori, ni par son environment, ni par son Dieu, ni par les forces économiques. L’homme se crée lui-même.
On cherche l’ordre, mais il n’y a pas d’ordre dans le monde. Les choses externes perdent leur signification pour l’homme existentialiste. Il se trouve en étranger dans un désert; il n’a rien de plus que l’existence, sa propre existence il est tout à fait nu devant le Néant. Il se rend compte de la contingence totale du monde, des choses et de la vie.
En face de ce Néant il se trouve libre, libre de donner lui-même une signifiance aux choses extérieures. Le
corrélatif psychologique de cette rencontre avec le néant et la reconnaissance de cette liberté horrible est l’angoisse, c’est-a-dire le sentiment de l’isolation complète de l’homme dans un monde irrationnel et absurde.
Il commence avec son existence pure, il doit créer son essence. Il le crée par le choix, un choix limité, bien sûr, par les choses extérieures. Il doit choisir entre les possibilités qu’il trouve. Ces possibilités sont determinées, peut-être, par les lois mécaniques ou par les milieux. Mais l’homme est encore libre et peut choisir; il n’est pas une chose. Il choisit un chemin dans la vie et il s’y engage. Mais il agit toujours avec la réalisation de sa liberté, et ainsi il se sent responsable."




